Comportement
Les insectes adultes émergent au printemps du sol où ils ont hiverné.
Ils causent de grands dégâts aux noisetiers en dévorant les bourgeons, les feuilles et en perforant l’écale des noisettes non encore mûres. La femelle pond dans les jeunes noisettes en cours de maturation, un seul œuf par noisette, vers la fin juillet - début août. Au prix d’un travail laborieux, la femelle perfore l’enveloppe plus ou moins boiseuse d’un fruit avec son rostre. Via ce trou, elle dépose un œuf avec un ovipositeur étonnant, dévaginable, corné, rigide qui occupe toute la longueur du corps.
Une seule femelle peut pondre de 20 à 30 œufs.
Une semaine après la ponte, les larves éclosent et commencent à se nourrir à l’intérieur de la noisette. Elles y passent environ un mois, mangeant presque toute la noisette. Celle-ci tombe alors avant sa maturité. Prise sur la main, la larve mord.
À la fin de l’été, à son terme, la larve perfore l’enveloppe extérieure du fruit et s’extirpe non sans mal d’un trou étonnamment petit pour sa taille. Elle s’enfouit dans le sol où elle se confectionne une coque entre les racines du noisetier, à une profondeur de 10 à 15 cm où elle passe l’hiver. Les larves restent en diapause durant l’hiver. Si la majorité des insectes boucle son cycle en un an, chez une proportion non négligeable, la diapause larvaire peut s’étaler sur quatre ans. Cet échelonnement des émergences vise à préserver la pérennité de l’espèce, en limitant l’impact des coups durs climatiques par exemple.
Au printemps suivant, elles se muent en nymphe. La nymphose s’effectue dans le sol, à faible profondeur. De nombreuses larves ne se muent en nymphe qu’au bout de quelques années dans la cellule.
Fécondité moyenne : 25 à 30 œufs.
Les femelles adultes sont reproductivement immatures à l’émergence et le développement ovarien n’est atteint que 1 à 2 mois plus tard, après la période d’alimentation.