Description
Les bourdons se caractérisent et se différencient de la plupart des abeilles par une silhouette trapue et une importante pilosité. Il existe une variation (généralement territoriale) importante dans la coloration des individus à l’intérieur d’une même espèce. Un examen à la loupe binoculaire est souvent nécessaire pour une identification correcte de l’espèce (via les genitalia).
Ils comptent parmi les plus petits animaux endothermes connus. Leur endothermie (facultative) est élaborée et efficace, ce qui est inhabituel parmi les insectes. Leur métabolisme (forte dépense énergétique), leur mode de vie (bourdonnière enterrée), leur couleur (bandes noires absorbant la chaleur du soleil) et leur « fourrure » isolante les aident à maintenir une température interne élevée. Ils sont ainsi les premiers et derniers pollinisateurs apoïdes actifs par temps frais.
Le corps des bourdons est la plupart du temps coloré de noir et jaune. Ils ont un aspect robuste et sont couverts de poils. Ils mesurent habituellement entre 6 et 25 mm de long.
La taille générale dépend de la caste :
La reine, le plus gros insecte de la colonie, mesure entre 13 et 32 mm de long.
Les ouvrières (femelles sexuées ou non) mesurent entre 7 et 18 mm de long.
Les mâles mesurent entre 10 et 17 mm de long.
Les bourdons femelles et les ouvrières ont un aiguillon lisse dépourvu de barbillon (contrairement aux abeilles) et ne risquent pas d’arracher une partie de leur abdomen après une piqûre. Comme les guêpes, ils ne meurent donc pas après avoir piqué et peuvent infliger plusieurs douloureuses piqûres. Cela dit, ils vivent de façon discrète et ne sont pas agressifs, si bien qu’ils ne piquent pratiquement jamais, sauf si l’on marche dessus à pieds nus, s’ils sont saisis entre les doigts ou serrés dans la main dans un ultime réflexe de défense ou pour défendre leurs ruches.
Les femelles peuvent injecter des peptides neurologiques mais non allergisants (apamine, peptide neurotoxiques, et un peptide dégranulant mastocytaire [dit MCD pour mast cell degranulating]) et des allergènes mineurs. Le venin de bourdon contient des allergènes identiques à ceux du venin d’abeille, incluant des protéines propres. En cas d’allergie aux piqûres de bourdon confirmée par des tests cutanés et/ou IgEs positifs à l’abeille, une désensibilisation est possible au venin d’abeille. Si l’allergie au bourdon suit une sensibilisation par piqûre d’abeille, l’allergie implique sans doute des allergènes communs aux abeille et bourdons, la désensibilisation est alors efficace. Si la sensibilisation est uniquement due à des piqûres de bourdon (souvent chez des professionnels), la désensibilisation avec le venin d’abeille peut échouer ou être incertaine. Une prescription d’adrénaline auto-injectable est alors recommandée.
Les bourdons sont strictement végétariens. Les larves et les adultes se nourrissent respectivement de miel ; de nectar et de pollen.